Au creux de ton épaule, je brandis mes logorrhées performatives

EDEN

UTOPIA

Esquisse la suite de ce que seraient nos aventures Ana, ce qu’elles deviendraient, maintenant qu’ayant gagné en maturité, je les mets à distance, erreur de jeunesse, galop d’essai, crise de l’amour, dépit, tout cela c’était du passé.

Les Livres d’ANA

Une fois, j’ai vécu comme les Dieux,
et c’est assez !

EDEN – journal de bord

  • &BA – Livret 4

    Au bout du chemin, peut-être la langue se tarit. Peut-être n’y a-t-il plus rien à dire.…

  • Article sans titre 566

    Et toi, que deviens-tu ?

  • Quelques-uns

    Je pars au fond de moi, malade de toi que j’aime et qui ne reviens pas. 

  • Le serment de K

    Je suis de retour à K. Je n’ai plus de colère.

  • Article sans titre 535

    Mon corps et mon âme parlent et tu les entendais !

  • Article sans titre 531

    Des petits cailloux blancs accompagnent mes pas, ils vont et viennent dans mes poches, j’y cache…

  • &BA – Livret 3

    De quoi procèdent amour & fusion ? Une musique ? Un son chéri que l’on polit dans la…

  • Etrangleurs

    Comme on prend chez soi de jeunes oiseaux sauvages pris par la pluie, dont on se…

ANA

En rentrant de Berlin, je me suis arrêté un moment pour fumer et regarder les voitures passer. Je redoutais de te retrouver. Flora, légère et gaie, si pleine de vie, m’a sauté dans les bras. Elle m’a préparé des petits cadeaux, fait des petits papiers, des dessins. Puis dès le matin, épuisée, tu me l’as redit très fort : je ne pense qu’à moi, je n’en fais qu’à ma tête…  

&BA

L’envie d’écrire, comme un tunnel de lumière perforant les ténèbres :  je voulais créer le texte sans fin, où tu reviendrais de temps en temps, tu aurais le droit, je voulais que ce texte, lui, de direction n’en ait point, pour pouvoir tout accueillir en son sein, un espace chaud et maternant.

ACRITURES

Combien sont-ils, je ne sais, les missiles, les balles, les ustensiles, les fusées de toute sorte que je dois rassembler ici afin de bâtir la riposte à la blessure dont vous fûtes, à Damas, si injustement frappés. C’est une table subtile que je dois dresser, un met singulier, un art soldatesque.

Je voulais faire la matière, la tanière, une citadelle, une tour immense, bravant les cieux, toisant les Dieux, où je pourrais me réfugier, tenir l’agora des temps qui viennent, dire les dates à chaque fois, pour marquer, crocheter les petits bouts de paragraphe, ou au contraire, les effeuiller, sans rien préciser, diffuser comme un brouillard, une masse intemporelle qui n’aurait de fin que la mienne, m’échapper.