Au creux de ton épaule, je brandis mes logorrhées performatives

J’ai au creux de moi l’image de mes 13 ans, à Music Box, du côté de la Place Saint-Sulpice, glanant parmi les grands, bizarres & mystérieux, recouverts de badges intrigants, le premier vinyle d’Extraballe, dans l’antre des découvreurs, boite à magie en liaison directe avec l’Angleterre, à laquelle Brendon m’initiait de retour d’Allemagne : Extraballe, dont je découvrais au verso les beaux corps noirs et blancs, les alias androgynes, invitant à la « capitulation », comme on manie mots & concepts, pour le simple plaisir des sons, du bruit des guitares, de l’énergie, de l’oubli de cette misère du cœur dont on s’extraie par la furie, de la propulsion dans le grand tourbillon, avec la pondération classieuse des géants.