Et je pioche Mircea : « Il m’était de plus en plus clair que c’était justement parce que je n’étais l’élue de personne que j’étais une élue. Pas l’Elue, parce que je me sentais trop faible et minuscule pour ça; pourtant, quelque chose allait se passer, des instants ou des heures véritables allaient advenir. J’allais exister dans une histoire, même si ce n’était pas la mienne, une histoire allait me donner une cohérence et une dignité dans un monde, même si c’était le plus illusoire des mondes. Car la réalité, c’est le récit qui te la donne, pas la substance. »
