Aux premières lueurs, matin frais, terre immaculée, poussières au soleil d’équinoxe, léger vent, torpeur naissante, éveil aux baffles ronflantes, reset des éternels commencements, jour sans fin & solitude associée, cette fois-ci j’avais compris, il fallait chercher l’espace et l’habiter sans être retenu, trouver l’ouverture, gagner l’aventure. Patiemment, je luttais, comme lorsqu’éveillé tu marches à tâtons, hagard, nus pieds sur le marbre de la carrière d’Aliki, lumineux mais parfois douloureux quand tu accroches la paroi. Nos chemins à nouveau se croisent, ô carnet de Teddy, suprême luv, je voudrais célébrer nos échanges par un Tatoo actant l’avancée de notre gambergitude « Et maintenant, nous ne sommes plus esclaves » – L’esprit traversé par une vieille rengaine « frôler des pylônes, des canyons, frôler l’éphémère », un haïku sur une plage alcaline, « ça m’a l’air un peu lourd à porter ». Toujours, je convoque des chamans, gloires anciennes qui nous régénèrent, on se parle, nous célébrons ensemble le temps qui passe, qui nous avait échappé, ce que l’on en sait. Allez, on évacue les heures perdues, tu t’étais enfuie, ne voulais plus jouer ? J’envisageais alors sous la chaleur qu’une autre me rende visite, j’étais à la fenêtre, je guettais, je hélais, au léger bruit – un voile – me retournais, elle était là gracile, princesse noire des Hébrides, reveNue d’entre nos ténèbres, généreuse, aguicheuse, j’étais à ses pieds, j’aimais ses parfums, elle me faisait chhhut… déjà m’invitait au silence, suprême luv.
